Du côté des pintades de David Lecoq

Déc 20, 2011 by

[Article parue dans le journal L'[Est-Éclair du mardi 20 Décembre.]] – « Mon revenu horaire, il vaut mieux pas que je le calcule. Ce que je fais, c’est surtout pour le plaisir de vendre un prod
uit de qualité », explique David Lecoq.
À 36 ans, l’agriculteur d’Eaux-Puiseaux, qui a repris les rênes de la ferme, poursuit le sillon tracé par ses parents Maryse et Jean-Claude : une centaine d’hectares en céréales et un petit élevage lapins et volailles. Un élevage qui lui apporte tout de même un tiers du chiffre de l’exploitation. « Mais ce tiers de chiffre, il me prend près de la moitié de mon temps. Il faut beaucoup de temps pour faire une volaille de qualité. Là où un industriel fait 100 000 volailles par an, j’en fais à peine 4 000. » Élevées en plein air avec le grain de la ferme
Évidemment, au final, ce n’est pas vraiment le même produit qui est vendu en direct de la ferme au consommateur-client. « La qualité, c’est une volaille qui a fini de pousser. C’est comme avec un raisin pas mûr, vous ferez pas du bon champagne avec », assène David Lecoq qui, pour faire pousser des volailles de qualité, ne lésine pas sur les moyens ni le temps passé à choyer sa basse-cour.
Les volailles qui arrivent à un jour sortiront quatre mois plus tard, au minimum, le coq étant par exemple interdit de sortie avant huit mois. Toutes les volailles sont élevées en plein air sur plus d’un hectare et nourries au grain de la ferme (blé-maïs) avec, pour petit complément, quelques tourteaux de soja.
Avec les fêtes, la production s’accélère, avec pas moins de 700 à 800 volailles tuées en décembre. Au réveillon-parade, les pintades (près de 300) sont les plus demandées, suivies par les canards et canes de Barbarie (200 environ), les dindes (120), les coqs (une cinquantaine) et les oies (une vingtaine).
« La dinde et l’oie, c’est surtout à Noël. Et le coq se développe bien aussi. Les gens le font avec du bourgogne ou du riesling. Je ne vends que ce que je produis. Et mes produits ne sont pas calibrés comme en grande surface. Chez moi, une dinde fait facilement 4 kg », explique l’agriculteur qui vend ses volailles au kilo entre 6 € pour le poulet et 11 € pour une oie.

Related Posts

Tags

Share This

468 ad